Le PDG du Club Med était l’invité de l’émission «Esprit d’Entreprise» sur le Figaro TV.
Véritable success-story française du voyage créée en 1950 sur le principe des vacances en famille tout compris et accessible, le Club Med a entamé ces deux dernières décennies un tournant majeur vers le haut de gamme. Après avoir fermé 40 resorts, et sous la houlette de son nouveau PDG Stéphane Maquaire, le groupe veut relancer sa conquête géographique. Objectif: 100 villages d’ici 10 ans.
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«Nous ne remettons pas en cause le repositionnement opéré. L’idée est de revenir au parc initial, mais un parc très différent avec des villages premium et même luxe avec notre gamme Exclusive Collection, explique le dirigeant venu de chez Carrefour l’an dernier pour succéder à Henri Giscard d’Estaing. Le marché du tourisme haut de gamme croît très vite et c’est pour cela que nous réaccélérons notre développement: pour profiter et prendre toute notre place dans cette dynamique de marché».
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En savoir plusBien que copié par l’hôtellerie traditionnelle, le principe du «all inclusive» qui a fait le succès du Club Med (2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025) est constamment enrichi. «Nous avons une offre de produits, de services et de sports qui n’existe nulle part ailleurs dans cette dimension et dans cette intensité, argumente le dirigeant. Vous avez la possibilité de faire ce que vous voulez, quand vous voulez. Si les Français, les Belges ou les Suisses valorisent avant tout le fait d’être ensemble pendant une semaine, les Américains et une partie des Asiatiques valorisent d’abord le service hôtelier. C’est pour cela que la montée en gamme est importante».
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Priorité à la Méditerranée
Priorité absolue de son expansion, le groupe veut renforcer sa présence dans son bassin méditerranéen originel. «Nous voulons reprendre du volume et du leadership sur ce bassin qui est absolument clé, explique le PDG. À la montagne, nous sommes déjà forts dans les Alpes et au Japon et nous voulons construire un troisième pilier en Amérique du Nord». Début juillet, le groupe ouvrira son premier club en Afrique du Sud, au nord de Durban avec une double implantation, balnéaire et lodge pour les safaris. À chaque fois l’investissement avoisine les 150 millions d’euros.
Ces derniers mois, la volonté de son actionnaire chinois (Fosun) de coter à nouveau d’ici 2027 le groupe agite les investisseurs. Avec en creux, la question sur la future place de cotation que l’actionnaire verrait bien à Hongkong. «Rien n’est décidé à ce stade. Surtout, la place de cotation est en réalité symbolique car le Club Med est une marque mondiale. En tout cas, en termes de financement, ce n’est pas une nécessité ; Tout notre développement se fait par leur biais d’investisseurs immobiliers».
Tourisme de proximité
Alors que débute la saison estivale dans un contexte de tensions géopolitiques, le secteur du tourisme résiste. Insistant sur le retour du tourisme de proximité en Europe, en Méditerranée ou dans les Caraïbes, le dirigeant souligne les mutations provoquées par les conflits récents. «Le touriste a davantage peur d’aller loin et privilégie des destinations proches», explique-t-il. Pour la prochaine saison d’hiver (décembre à avril), les clubs de montagne affichent déjà complet ou presque. «Notre problématique est une problématique de capacité avant tout», conclut-il.
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