L'homme d'affaires décidera d'ici à la fin mai s'il se lance à l'assaut du groupe au trident.
Bernard Tapie maintient la pression sur le Club Méditerranée. Dans une interview au Journal du dimanche, il affirmait avoir le soutien de trois ou quatre fonds amis et d'actionnaires déçus pour tenter de racheter le groupe au trident. Info ou intox ? Joint hier, l'homme d'affaires se donne trois semaines au maximum pour décider s'il se lance dans l'aventure. «Fin mai, je connaîtrai l'état des réservations pour l'été, explique-t-il au Figaro. S'il y a un recul prévu de la fréquentation de 10 %, soit 150 000 clients perdus, nous n'irons pas car le redressement serait trop compliqué.» Au cas où les prévisions seraient moins pessimistes, Tapie a déjà son plan en tête : «Pour prendre le contrôle d'une entreprise, il faut un tiers du capital, souligne-t-il. Des actionnaires qui ont 15 % du capital nous ont déjà dit que si nous lancions l'opération, ils nous suivraient. Pour ma part, je prendrai 4 ou 5 % du capital.»
Si ce touche-à-tout fait son retour dans le monde des affaires, c'est qu'il dispose d'un trésor de guerre : aux termes de l'arbitrage rendu en juillet 2008 concernant son contentieux avec le Crédit lyonnais dans l'affaire Adidas, Tapie devrait toucher 345 millions d'euros. Une fois qu'il aura payé toutes ses dettes, il lui restera entre 85 et 150 millions d'euros.
Bernard Tapie veut également repenser la stratégie du Club Med™ et "changer le produit vacances actuellement proposé", avec "par exemple, des formules pour les familles recomposées". Il ajoute que "les Bronzés, c'est fini" et qu'au lieu de prendre "des amateurs", il faut "s'appuyer sur des professionnels comme les intermittents du spectacle et d'anciens sportifs". Le Club Med™ haut de gamme, convivial et multiculturel prendrait du plomb dans l'aile.
Et vous qu'en pensez-vous ?

