
Au Club Med, l'accueil physique reste privilégié.
- (c) SDP
Article AbonnéLe secteur accélère sa mutation, forcé de développer de nouvelles technologies pour faire revenir les clients en toute confiance.
En 2018, Amazon lance Alexa for Hospitality. Déployé chez Marriott International, ce service permet aux clients, depuis leur chambre et via l'enceinte connectée Echo, de commander un repas ou de réserver un massage. Un an plus tard, le géant chinois de l'e-commerce Alibaba inaugure ce qu'il promet être l'hôtel du futur : FlyZoo. Le client entre dans sa chambre grâce à un dispositif de reconnaissance faciale et il peut se faire livrer son repas par un... robot. De son arrivée à son départ, aucune interaction humaine. Cette fois, l'intelligence artificielle ne s'appelle pas Alexa, mais Tmall Genie.
Le phénomène n'est pas nouveau, avec l'exemple d'hôtels-capsules au Japon ou aux Pays-Bas, où tout est automatisé et conçu pour réduire les coûts de main-d'oeuvre. Mais il prend une autre dimension dans le contexte de la crise sanitaire. Pressés de voir leurs clients revenir dans leurs établissements - et soucieux de garantir le respect des règles sanitaires -, les hôteliers s'adaptent et innovent.