Le grand Séb Posté(e) il y a 1 heure Signaler Share Posté(e) il y a 1 heure Si quelqu'un à accès à l'article. https://www.lesechos.fr/weekend/business-story/il-a-ete-adopte-par-les-go-stephane-maquaire-le-pro-du-commerce-fait-son-trou-au-club-med-2251744?fbclid=IwY2xjawUlCjhleHRuA2FlbQIxMQBwZG9mAXNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR5w_N_dojCCMZ9lCr8bZDDqm_C8kNgFpMaudjXDsXC86OFIOeMICl3uqjA70A_aem_vuL6iQDr8UO4ZP6pSvFetQ#&utm_medium=display&utm_campaign=facebook_ads&utm_creation=advantage_2024&utm_variant=audience&utm_format=articles Je mets aussi une analyse intéressante lue sur Facebook https://www.facebook.com/serge.surpin Ce que raconte vraiment cette publicité des Echos Le message est simple : Stéphane Maquaire, arrivé à la tête du Club Med dans un contexte difficile, aurait réussi en un an à se faire accepter par une entreprise dont la culture interne est particulièrement forte. Le titre, « Adopté par les GO », est très habile. Il transforme une question de gouvernance et de stratégie en une histoire humaine : le nouveau patron était regardé avec méfiance, il est allé sur le terrain, il a rencontré les équipes et il aurait fini par devenir « l’un des leurs ». Ce récit repose sur une réalité. Stéphane Maquaire a pris la direction du Club Med le 21 juillet 2025, succédant à Henri Giscard d’Estaing, qui dirigeait l’entreprise depuis plus de vingt ans. Et la transition était tout sauf banale. Henri Giscard d’Estaing avait expliqué être « révoqué de fait » par Fosun après des désaccords importants avec l’actionnaire chinois, notamment sur la gouvernance, l’ancrage français du Club Med et l’évolution de son actionnariat. Autrement dit, Stéphane Maquaire n’arrivait pas simplement après un PDG partant tranquillement à la retraite. Il arrivait après une crise de pouvoir. Et il arrivait de l’extérieur du tourisme, après notamment Monoprix, Manor et Carrefour. C’est ce qui rend le mot « adopté » intéressant. Depuis son arrivée, Maquaire a multiplié les déplacements dans les villages et la communication autour des GO et de la culture historique du Club. Lui-même expliquait récemment avoir passé sa première année à visiter les sites et à rencontrer les équipes sur plusieurs continents. Mais derrière cette histoire de bonne intégration existe une seconde histoire, moins confortable. Plusieurs dirigeants historiques de l’époque Giscard d’Estaing ont quitté l’entreprise depuis son arrivée. Et le nouveau PDG a confié à Alvarez & Marsal un travail sur le futur plan stratégique, avec notamment des objectifs de croissance et de rentabilité à l’horizon 2028. Le Club Med n’était pourtant pas une entreprise à redresser financièrement lorsqu’il en a pris les commandes. En 2025, le groupe a dépassé les 2 milliards d’euros de volume d’affaires, en progression de 4 %, avec plus de 1,4 million de clients et un taux d’occupation de 75,8 %. C’est donc probablement là que se trouve le véritable enjeu du portrait : comment changer une entreprise qui fonctionne déjà sans casser ce qui fait précisément sa valeur. Le visuel des Echos privilégie évidemment la version rassurante : sourire, damier, trajectoire ascendante, « adopté par les GO ». Il raconte moins le changement de gouvernance, les départs de cadres historiques et la pression mise sur la croissance et les marges. Dernière nuance importante : la mention « Sponsorisé » visible en haut signifie ici que Les Echos ont payé Facebook pour promouvoir leur publication. Elle ne permet pas de conclure que le portrait lui-même a été payé ou commandé par le Club Med. Le vrai sujet derrière cette publicité pourrait donc se résumer ainsi : Stéphane Maquaire a-t-il réellement été adopté par le Club Med, ou a-t-il surtout réussi sa première année de communication interne ? Pour l’instant, les deux ne sont pas nécessairement synonymes. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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