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Péripéties Thomas Cook et autres...


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La chute de Thomas Cook n'aura « pas d'impact » sur Club Med

L'effondrement du voyagiste britannique n'affectera pas Club Med, assure Henri Giscard d'Estaing, le président de l'exploitant de villages de vacances. Dans cette affaire, la position de Fosun, la maison mère chinoise de Club Med et premier actionnaire de Thomas Cook, n'a pas varié, indique-t-il également.

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Heure de vérité pour Thomas Cook France. Les candidats à la reprise de tout ou partie des actifs de la filiale française du voyagiste britannique, qui s'est brutalement effondré le mois dernier, ont jusqu'à ce mardi 19h00 pour déposer leur offre. Dans un entretien aux « Echos », le président de Club Med, Henri Giscard d'Estaing, analyse cette spectaculaire affaire pour son secteur. Ce dernier, qui est également vice président de la branche Tourisme de Fosun - le premier actionnaire chinois du voyagiste britannique au moment de sa faillite -, apporte aussi son éclairage sur  l'échec du sauvetage de Thomas Cook  dont Fosun Tourism Group devait prendre le contrôle à la fin août. 

Thomas Cook est un distributeur historique de Club Med, le premier même sur le marché français. Quelles sont les répercussions de cette faillite sur votre activité ?

Le réseau intégré de Thomas Cook en France représente moins de 4 % de notre volume d'affaires. A l'international, c'est beaucoup moins encore. Grâce au travail mené avec l'APST (organisme de garantie des agences de voyages), nous avons pu récupérer toutes nos créances. En conséquence, il n'y aura pas d'impact financier immédiat de la faillite de Thomas Cook pour Club Med. Et nous avons pu assurer, et nous assurerons pour les voyages à venir, tous les départs et retours de nos clients ayant réservé via Thomas Cook. C'est le bénéfice de notre modèle au final très protecteur : nous pouvons assurer de bout en bout les vacances de nos clients dans nos propres villages.

Il est dit que l'effondrement de Thomas Cook illustre la fin du modèle du voyagiste intégrant la chaîne du voyage avec ses agences, ses avions, ses hôtels…

Cette entreprise avait des problèmes spécifiques, d'endettement notamment. Ceci étant, ce modèle d'intégration totale a été percuté par trois chocs, sans parler de la conjoncture : les nouvelles attentes des clients - particulièrement les « millennials » -, le numérique - notamment mobile -, les aléas géopolitiques et climatiques. Avec, en parallèle, le développement du transport aérien « low cost ». Ce qui fait la différence désormais, c'est la marque et la spécificité du produit, l'expérience unique que vous proposez aux clients. Il y a une quinzaine d'années, l'Europe comptait cinq grands voyagistes : TUI, Thomas Cook, MyTravel, First Choice, et Kuoni. Il n'en reste plus qu'un aujourd'hui, TUI. Les autres ont disparu ou ont été absorbés. Club Med, que l'on vouait à disparaître, est toujours là.

Pourtant, vous avez un modèle plutôt intégré…

Notre modèle est solide et spécifique. Nous contrôlons en France 80 % de notre distribution et nos destinations ; nous proposons un concept unique de vacances et nous ne sommes pas dans l'aérien où nous travaillons pour l'essentiel avec des compagnies régulières. Par ailleurs, au-delà de sa montée en gamme, qui l'a rendu bien moins sensible à la conjoncture, de son développement avec des partenaires qui portent l'immobilier, du renforcement de sa distribution, Club Med s'est globalisé et a rééquilibré son activité dans un monde toujours plus incertain depuis 2001. Nous avons désormais accès aux marchés en forte croissance. Je pense notamment à la dynamique asiatique. D'une manière générale, le monde du voyage est globalement en croissance. De nouveaux acteurs venus du monde numérique ont certes largement tiré leur épingle du jeu mais des voyagistes spécialisés comme Voyageurs du Monde, ont également grandi.

Vous avez évoqué l'Asie. Le ralentissement économique en Chine et la crise politique à Hong Kong ne vous affecteraient donc pas ?

Nous sommes en croissance en Chine, devenue le premier marché mondial du tourisme. Notre positionnement haut de gamme et l'appui de  notre propriétaire Fosun nous protègent et notre clientèle chinoise séjourne d'abord dans nos sites chinois ou en Asie.

Fin août, Thomas Cook était en passe d'être repris par la branche tourisme de Fosun. Quinze jours plus tard, il sombrait. Pourquoi un tel revirement ?

Dans cette affaire extraordinairement complexe, la position de Fosun, qui n'était pas représenté au conseil d'administration, n'a pas varié tout au long du processus. Saisi début juillet d'une proposition du conseil d'administration, discutée avec les banques créancières, Fosun avait fixé un cadre dès le début et dit que rien n'était acquis. C'est la position de certains autres protagonistes qui a varié.

Club Med et sa maison mère s'intéressent-ils malgré tout à la reprise de certains actifs de Thomas Cook dans le cadre de sa vente par appartement, notamment en France ?

Nous ne ferons pas d'offre. Pour le reste, s'agissant de la France, nous attendons la décision du tribunal de commerce. Nous restons bien entendu en contact avec les franchisés, et nous allons continuer de travailler avec les autres réseaux.

Quelle est la place d'une agence dans ce monde du voyage toujours plus numérisé ?

Notre distribution est aujourd'hui véritablement « omnicanale ». Quand on analyse le parcours de notre client, qu'observons-nous ? Il commence à préparer ses vacances 130 jours avant le départ et a 9 contacts avant sa réservation, passant par internet, et/ou l'un de nos nouveaux espaces de vente et de rencontre conçus dans des appartements, ou une agence classique. Il y a de l'avenir pour les agences de voyages physiques à partir du moment où elles apportent une expérience et un service spécialisé. Pour autant, le numérique est devenu un chantier sans fin. En la matière, grâce au soutien et à l'expertise de Fosun, nous avons fait des progrès considérables et nos investissements ont doublé en trois ans.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/la-chute-de-thomas-cook-naura-pas-dimpact-sur-club-med-1141834

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  • 2 weeks later...

Que cherche Fosun, en rachetant Thomas Cook ? 

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C'est un véritable "cook" de théâtre qui vient d'avoir lieu ce 1er novembre 2019.

En effet, dans un communiqué de presse posté depuis Hong Kong, (en PJ en anglais) le conglomérat chinois Fosun, actionnaire du Club Med en France, annonce qu'il a fait l'acquisition du tour opérateur Thomas Cook pour un montant de 11 millions de livres sterling.

Le Groupe chinois a donc attendu la liquidation du voyagiste britannique pour le racheter à "la casse", après avoir prétendu publiquement que l'affaire ne l'intéressait pas... (malin, note de Mélu chinois.gif)

Toujours selon le communiqué, "les actifs transférés comprennent les droits, titres et intérêts sur certains marques de commerce, noms de domaine, applications logicielles, comptes et licences de médias sociaux concernant les marques Thomas Cook, Casa Cook, Cook's Club et autres marques connexes dans la plupart des pays de l'Union européenne."

M. Qian Jiannong, Président du Groupe touristique Fosun, a déclaré : "Le Groupe a toujours cru en l'importance de l'industrie du tourisme et dans la valeur de la marque.

L'acquisition de la marque Thomas Cook permettra au Groupe de développer son activité touristique en s'appuyant sur la forte notoriété de la marque Thomas Cook et la forte dynamique de croissance du tourisme chinois à l'étranger.

Dans le même temps, l'introduction de nouvelles marques hôtelières enrichira encore davantage l'offre d'hébergement des destinations touristiques du Groupe, et va permettre d'améliorer
l'écosystème FOLIDAY, en offrant aux clients une expérience de vacances de qualité
à travers le monde..."


https://www.tourmag.com/Fosun-ressuscite-Thomas-Cook-le-Jour-des-Morts_a100928.html

Casa Cook :

COMME À LA MAISON, EN TOUTE DÉCONTRACTION

Le concept Casa Cook ne comprend que de nouveaux hôtels de luxe au caractère singulier. Avec un point commun : une ambiance détendue à souhait. Un séjour chez Casa Cook revient à passer des vacances chez un excellent ami : la porte est toujours ouverte, vers un lieu où on se retrouve entre semblables, où on se fait plaisir et où on prend du bon temps.

Le nom « Casa » (maison en italien et espagnol) explique le concept : chaque hôtel est pensé de façon unique comme une maison, avec sa propre atmosphère, son mobilier vintage et son artisanat propre. Meubles et accessoires, tels que de longues tables, de grands coussins, des chaises longues et hamacs, permettront aisément l’échange et la communication. Pour votre plus grand confort, les frontières entre le bar, le restaurant et la piscine sont délibérément effacées pour créer un espace unique, offrant un lieu de rencontre idéal pour les clients. Vous pourrez ainsi profiter d’un style de vie relaxant : détendre le corps et l’esprit, créer des liens, écouter de la musique et déguster de bons produits frais. Dans votre hôtel Casa Cook, bénéficiez toute la journée de produits locaux spécialement sélectionnés pour vous et dégustez des plats régionaux sains, ou encore les dernières tendances culinaires internationales. L’hôtel vous propose également des balades à bicyclette pour vous permettre de découvrir toutes les faces cachées de la région. Profitez d’un séjour en amoureux ou d’un voyage de noces, pour vous relaxer dans une ambiance tendance et design.

Vous apprécierez, c'est sûr, le calme et l'attention particulière que l'équipe vous portera sur place dans cet hôtel réservé exclusivement aux adultes (+16 ans).

https://www.thomascook.fr/voyage/casa-cook 

Ecolo sur les bords, on mange local, on fait du vélo, on vire les mômes...


COOK'S CLUB, UNE NOUVELLE GÉNÉRATION D'HÔTELS

CECI N'EST PAS UN CLUB, C'EST COOK'S CLUB !

Cet été, évadez-vous du quotidien et plongez dans l'oasis éclectique du Cook's Club, le dernier-né du groupe hôtelier en pleine expansion de Thomas Cook. Conçu pour une nouvelle catégorie de voyageur international, le Cook's Club est un paradis pour les fêtards et la bohème attitude. Joignez-vous aux esprits libres, aux briseurs de règles et aux artisans du changement, et détendez-vous dans les meilleures offres abordables de la Méditerranée.

Ce nouveau concept d’hôtels n’est pas un club de vacances : il sera sans animation, sans encadrement enfant (enfants autorisés à partir de 16 ans) et sans formule all inclusive. Le mot «club» dans le nom de la marque est ainsi à prendre dans sa définition très « british » du terme, c’est-à-dire une nouvelle génération d’hôtels pour des gens qui se ressemblent et qui souhaitent être reconnus comme faisant partie d’une communauté d’early-adopters, toujours à l’affût des nouvelles tendances.

https://www.thomascook.fr/voyage/cooks-club

On revient sur le côté "adults only", typically british, fashion, les bobos anglais, quoi...
Bof...

Donc Fosun veut utiliser la notoriété de la marque et diversifier l'offre séjours vacances en insistant sur l'écologie et en offrant des résidences entièrement sans enfants, à suivre...  

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Les Tour Operators se partagent la galette des Clubs Jet Tour (ex Thomas Cook)

Espagne, Grèce, Portugal, Maroc, Turquie, Tunisie... mais aussi Maurice, Zanzibar, Sénégal ou encore Cap vert, les Clubs Jet tours attisent les convoitises.

Et dès l'annonce de la faillite du Groupe Thomas Cook le 23 septembre 2019, les hôteliers d'un côté, les tour-opérateurs de l'autre, ont regardé de près les opportunités possibles...


Pour les premiers, l'objectif est d'assurer le remplissage de la prochaine saison et pour les seconds c'est de récupérer des établissements pour compléter les productions déjà bien engagées, voire bouclées, pour 2020.

Certains Clubs sont déjà en vente sur les plateformes internet avec un nouvel intitulé :

 - L'ex Club Jet Tours Royal Baobab (Sénégal) devient Club Kappa
- L'ex Club Jet Tours Boa Vista (Cap Vert) devient Club Coralia
- L'ex Club Jet Tours Ostria Beach (Crète) devient Club Lookéa (été 2020)
- L'ex Club Jet Tours Marina Gouves (Crète) devient Club Marmara (été 2020)
- L'ex Club Jumbo Ville Oliva (Monténégro) devient Club Lookéa Exploréa (été 2020)

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, mais, maintenant, il faut rétablir la confiance et réussir la saison...

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https://www.tourmag.com/Tour-operateurs-les-Clubs-Jet-tours-attisent-les-convoitises_a100974.html 

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  • 2 weeks later...

Tour Hebdo publie cette année la 10e édition de son panorama annuel exclusif en partenariat avec Altares, spécialiste de l’information sur les entreprises. Zoom sur les résultats financiers des 20 voyagistes qui ont enregistré les meilleures performances en 2018.


PUBLIÉ LE : 15.11.2019 I DERNIÈRE MISE À JOUR : 18.11.2019

Les données publiées dans ce classement proviennent des informations transmises par Altares sur la base du code NAF 7912Z (voyagistes).

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Reprise de Thomas Cook France : l’équipe managériale jette l’éponge


PUBLIÉ LE : 19.11.2019 I DERNIÈRE MISE À JOUR : 19.11.2019

Faute d’avoir trouvé la totalité du financement nécessaire dans les délais impartis, le management a dû retirer son offre la veille de l’audience.

C’est le grand jour pour les 12 candidats à la reprise de Thomas Cook France. Ils étaient tous convoqués ce jour à 14h30 au tribunal de commerce de Nanterre pour passer leur grand oral devant le juge. Avec un absent de taille néanmoins : le management actuel de Thomas Cook France (Nicolas Delord, Pierre-Jean Malicet, Fabrice Rebecchi, Jérôme Delente, Jean-Emmanuel Chometon, Gonzague de Gelis, Christian Mazeau et Louisa Rouar) qui a été contraint de retirer son offre en dernière minute.

« L’offre portée par le management, qui était la seule à proposer une reprise de l’activité tour operating Jet tours, n’a pas réussi à trouver la totalité du financement nécessaire dans les délais impartis de sorte qu’elle a été retirée », précise un communiqué diffusé hier soir par Thomas Cook France.

Nicolas Delord avait pourtant frappé à de nombreuses portes mais en vain … Aucun investisseur n’a voulu donner suite et l’engagement du groupe Ettori-Corsicatours dans le projet de la direction, qui portait sur une « prise de participation dans le capital pour un montant à déterminer », n’a pas été suffisant.

Aucune offre de reprise pour Jet tours

En conséquence, il n’y a donc aucune offre de reprise pour l’activité TO et le siège, soit environ 300 personnes. « En fonction des diverses combinaisons d’offres possibles et s’agissant des salariés qui ne seraient pas repris, des projets de PSE sont discutés avec les représentants du personnel et ne sauraient être définitivement arrêtés avant adoption des offres par le tribunal », indique le communiqué.

Le tribunal de commerce de Nanterre devrait rendre sa décision la semaine prochaine entre le 27 et le 29 novembre. Les reprises pourraient alors être effectives à compter du 1er décembre, sauf en ce qui concerne l’activité groupes.

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Cette dernière a suscité l’intérêt du consortium constitué de 6 repreneurs (Havas Voyages, le groupe Salaün, Voyage le Vacon, Karavel/Promovacances, Navitour/Voyages Sainte-Claire et Esprit de Voyages), logiquement en bonne position pour rafler la mise avec une offre conjointe portant sur plus de 140 agences et environ 300 salariés.

Au global, le regroupement des 12 offres permettrait la reprise de 149 agences et 324 salariés.

L’effectif global de Thomas Cook France s’élève à ce jour à 777 salariés. Le réseau dispose de 174 agences de voyages intégrées et 247 agences franchisées. Ces dernières ne sont pas concernées par le redressement judiciaire.

https://www.tourhebdo.com/actualites/distribution/reprise-de-thomas-cook-france-lequipe-manageriale-jette-leponge-532803.php

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 la martingale de TUI, après la chute de Thomas Cook !

Quand l’hôpital se fout de la charité, ça donne quelques moments de grande hilarance. Tel cet entretien accordé par Fred Joussen, l’homme qui pourrait être le sosie d’un des regrettés guignols de l’Info, patron du groupe TUI, au très sérieux Financial Times.

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Un grand moment que je vous invite à partager. Et même si vous ne causez pas le grand breton de manière fluente, c’est pas grave, ça se lit tout seul

En gros et en clair, la chute de Thomas Cook, éternel rival « mondial » de TUI, c’est plutôt bon pour les affaires, ça « fait un concurrent de moins », attribuant principalement la chute de son concurrent au fait qu’il « n’avait pas su proposer de différentiation » dans son offre de produits !

Bon. Quand on voit comment se porte sa filiale française, malgré la flopée de marques que le groupe a racheté depuis plus de dix ans, on se dit que cet homme manque un tout petit peu d’informations, sinon de discernement…

On se demande également, maintenant que Thomas Cook n’est plus là, particulièrement sur le marché français, pourquoi il cherche à se débarrasser de sa filiale, comptant sur son « meilleur » ami pour le débarrasser d’un fardeau qui ne se différencie pas du tout.

Les mauvaises langues, mais je ne peux le croire, racontent qu’il serait même prêt à « assurer » au repreneur de sa filiale une « aide » financière dans un délai estimé à quelques années…

 

Bon prince, Fred Joussen (vous permettez que je l’appelle Fred), dans cet excellent entretien à nos confrères anglais, ne critique pas une seconde la gestion pour le moins (mais ça c’est moi qui le dit) hasardeuse du groupe Thomas Cook.

Non, lui, ce qui l’intéresse, et ce qui a causé la perte de son concurrent, c’est le manque de différence proposé dans ses produits, ce qui le met en compétition quasi directe avec les « vendeurs sur internet ».

Et de justifier cette brillante constatation en affirmant que si les clients aimaient les « packages parce que c’est plus confortable et sans surprise, ils n’aiment pas être traités comme n’importe qui d’autre ». En clair, ils veulent du voyage personnalisé !

Belle découverte, remarquable clairvoyance de la part d’un patron du tourisme qui cherche avant tout à « unifier » son offre mondialement. Ce qui semblerait marcher en Europe… à l’exception de la France !

Ce que n’a pas fait Thomas Cook mais qu’a compris TUI : proposer une multitude d’options à ses clients « clubbeurs ».

Parce que, dit-il, après la chute de Thomas Cook, sur le long terme, que s’est-il passé, pourquoi est-ce arrivé et pourquoi surtout, nous ne voulons pas que cela nous arrive ?
 
Bonne question camarade. Et la parade, immuable de ce géant de TUI : « on va mettre sur le marché quelques 2 millions de sièges d’avion », histoire de saturer un peu plus le marché, même si, on s’en souvient encore, cette surcapacité aérienne n’a fait qu’un flop retentissant ces deux dernières années !

Mais c’est beau, c’est grand, c’est généreux.

Et puis, puisqu’il faut se différencier, c’est promis, le client va pouvoir, moyennant quelques 10/15 livres sterling de plus (y’a pas de petits profits) choisir sa chambre dans les multiples clubs du voyagiste.

Qui veut du soleil levant ? Du soleil couchant ? Plus près du restau-cantine-buffet ? Voilà la recette !

Pas question de subir le sort de Thomas Cook pour ce bon Joussen. N’empêche que, même avec cette recette miracle, les résultats devraient se dégrader cette année 2020, selon les analystes de Morgan Stanley, cités par notre confrère grand-breton.

https://www.tourmag.com/La-case-de-l-Oncle-Dom-la-martingale-de-TUI-apres-la-chute-de-Thomas-Cook-_a101153.html
 
Pour mémoire, le groupe TUI France qui serait en vente, c'est Look Voyages, Lookea, Marmara, Nouvelles Frontières...
Be carefull !
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Thomas Cook France vendu à la découpe à 11 repreneurs, la moitié des 685 salariés repris 

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Le tribunal de commerce de Nanterre a rendu sa décision aujourd’hui. Et c’est logiquement l’offre de reprise déposée par Le Vacon, Havas Voyages, Salaün Holidays, Fram, Navitour Voyages (Sainte-Claire) et Esprit de Voyages qui a raflé la mise mais pas uniquement. Il y a 11 repreneurs au total, selon le jugement du tribunal que nous nous sommes procuré.

L’interminable attente prend fin pour les salariés de Thomas Cook France. Le tribunal du commerce de Nanterre a rendu ce matin son jugement dans le cadre du redressement judiciaire de la filiale française du groupe, déclarée en faillite fin septembre.

Au total : 149 agences ont été reprises et 348 emplois ont été sauvegardés. 195 postes sont en revanche supprimés, dont 137 au siège à Clichy.

Et c'est donc l'offre groupée de Le Vacon, Havas Voyages, SN Agences (Salaün Holidays), Charles SAS (Fram), Navitour Voyages (Sainte-Claire) et Esprit de Voyages qui a le plus obtenu les faveurs du juge. Ensemble, ils mettent la main sur 141 agences au total ainsi que sur l’activité groupes BtoC.

Dans le détail, le groupe Salaün reprend 58 fonds de commerce pour un montant de 382 000 euros, Navitour met la main sur 38 agences ainsi que les marques, le nom commercial et l'enseigne Aquatour pour 286 000 euros, Le Vacon décroche 12 points de vente pour 132 000 euros, Havas Voyages s'empare de 19 agences de voyages et du site thomascook.fr, ses codes et sa base de données clients pour 190 000 euros, Charles SAS (groupe Karavel) obtient 13 agences ainsi que l'activité groupes BtoC et les noms de domaines jumbo et eldorador pour un montant global de 140 000 euros, Esprit de Voyages reprend une agence pour 10 000 euros.

Seulement 8 agences pour les autres repreneurs

Les autres candidats à la reprise ne repartent pas complètement bredouille. Ainsi, Prêt à Partir récupère 3 agences pour 7 500 euros, Servotel une agence pour 5 000 euros, Bro's Voyages et Voyages d'Affaire 2.0 deux agences pour 20 000 euros, Captain Ferry une agence pour 8 000 euros tout comme Citra Voyages pour 5 000 euros.

https://www.tourhebdo.com/actualites/distribution/thomas-cook-france-on-connait-enfin-les-noms-des-repreneurs-543687.php

Pour mémoire :
Les filiales nordiques, elles, ont déjà été rachetées par le milliardaire norvégien Petter Stordalen et deux fonds d'investissement. Au Royaume-Uni, le réseau d'agences a été vendu à la chaîne Hays Travel et la marque a été rachetée par le géant chinois Fosun, déjà propriétaire du Club Med, pour 11 millions de livres (un peu moins de 13 millions d'euros).

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/le-voyagiste-thomas-cook-france-vendu-a-la-decoupe-a-11-repreneurs-la-moitie-des-685-salaries-repris_3722619.html

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Il y a 1 heure, nouch30 a dit :

c'est pas cher une agence dites donc...

Tu veux te recycler ?
Il y a sans doute pas mal de frais "annexes" à prévoir, le bail, la patente, les salaires des employés et le relooking des locaux...

"Un patron a pris sa calculette. « Pour les passer à nos normes et à nos couleurs, avec notre propre informatique, il faut compter 20 000 à 25 000 euros par boutique" ,  Comment parvient-il à un tel montant ? Il additionne 5 000 euros à 6 000 euros pour changer l’enseigne, environ 10 000 euros de frais de décoration, et autant de budget informatique. "Je souhaite bien du courage à ceux qui comptent reprendre une quarantaine d’agences. Il leur faudra mettre sur la table, d’emblée 1,5 million d’euros."
Les montants qui devront être investis avant de relancer l’activité – s’ajoutant au prix de la reprise – varieront forcément avec la superficie du point de vente, et l’état des lieux. Des agences récemment rénovées seront moins coûteuses.
la suite ici :

https://www.lechotouristique.com/article/univairmer-relancer-des-agences-thomas-cook-coutera-cher

Ce qui est ballot, c'est que Thomas Cook a repris toutes les agences Havas Voyage, il y a un certain temps...
C'est là que j'allais, avant, heureusement ma conseillère de l'époque, a pris sa retraite depuis, elle n'aura pas à subir l'aller et retour (ou la fermeture, je ne sais pas si cette agence d'Orléans est reprise). f-0-084.gif?w=550 

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  • 2 weeks later...

Thomas Cook : qui a repris quelles agences ?

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149 agences Thomas Cook France sur 174 ont trouvé un repreneur, le détail par acquéreurs et par villes ici :
 

https://www.tourmag.com/Thomas-Cook-qui-a-repris-quelles-agences_a101290.html

 

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  • 1 month later...

Le groupe TUI cesse ses activités en Italie

En pleine réflexion sur son modèle économique en France, le TO allemand fermera son bureau italien le 15 mars 2020.

 

TUI en Italie, c’est (bientôt) fini ! Dans une note interne révélée par plusieurs médias italiens, Martin Wittwer, PDG de TUI Suisse et responsable du marché italien, annonce la fin de « l’activité de tour-opérateur traditionnel de Tui Italia Srl » à compter du 15 mars 2020. Une cinquantaine de salariés, installés dans le bureau italien de TUI, à Fidenza, dans les environs de Parme, seront licenciés « de la manière la plus socialement responsable possible ».

Le groupe précise que « tous les voyages TUI Italia avec une date de retour jusqu’au 15 mars 2020 inclus seront effectués sans restriction, tandis que les voyages suivants seront annulés et les paiements déjà effectués par les clients seront remboursés »

https://www.lechotouristique.com/article/tui-cesse-ses-activites-en-italie

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  • Gentil Contributeur

Fosun va relancer Thomas Cook... en ligne et à moindres frais

Après avoir injecté 900 millions de livres et pensé avoir sauver Thomas Cook, Fosun pourrait bien ressuciter le voyagiste pour seulement 13 millions d'euros. En effet, le géant chinois après avoir acheté la marque suite à la liquidation du voyagiste se lance dans une compagne vaudou pour faire de TC une agence de voyages...en ligne.

https://www.tourmag.com/Fosun-va-relancer-Thomas-Cook-en-ligne-et-a-moindres-frais_a101946.html

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  • 4 months later...

Les suites de l'épidémie dans un secteur sinistré...

 TUI France va supprimer 60% des effectifs de l’entreprise !


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Fermeture des 65 agences de voyages intégrées et du site de Lyon

C’est ce mercredi 17 juin 2020 que le CSE extraordinaire de TUI France analysait la restructuration du Groupe en France. Le voyagiste allemand est, depuis 1998, structurellement déficitaire en France. Il va licencier 60% des effectifs.

 

Le plan social est sanglant chez TUI France : 583 postes seront supprimés, soit 60% des effectifs actuels. Seuls 315 postes en CDI seront conservés.

Ces emplois concernent principalement (40%) les postes au siège.

Les 65 agences intégrées du groupe seront soit cédées, soit fermées, soit franchisées.

Le Groupe gardera ses marques Marmara, Look et Nouvelles Frontières, mais fermera le site de Lyon et notamment sa filiale Passion des Îles.

Rappelons que TUI France, dans la foulée du rachat de Nouvelles Frontières, puis de la création de sa filiale française, a multiplié les PSE. Avec le dernier en date, on devrait frôler la dizaine...
Depuis quelques mois, TUI France s'était engagé dans un plan de réorganisation et de transformation stratégique sur 3 ans.

Un plan censé lui permettre d'atteindre l'équilibre, puis de renouer avec les bénéfices à l'horizon 2022.

Il était prévu que les 34 M€ de pertes prévues sur les 2 prochaines années seraient intégralement financées par le Groupe de Hanovre.

La disparition de Thomas Cook avait d'ailleurs été plutôt bénéfique pour les ventes de son concurrent.

Ce n'est probablement pas l'unique raison, mais les résultats des premiers mois de l'exercice 2020 (octobre 2019 vs février 2020) confirmaient la thèse d'un redressement en cours grâce à une amélioration des marges en progression de 19%.

la suite ici :

https://www.tourmag.com/Exclusif-TUI-France-va-supprimer-60-des-effectifs-de-l-entreprise-_a104139.html
 
 
 
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