melusine Posté(e) 27 mars 2023 Signaler Share Posté(e) 27 mars 2023 De nouveaux équipements de sécurité sont actuellement testés à Paris-Orly (bientôt à Roissy) et à Lyon-Saint Exupéry. Les premiers retours sont très satisfaisants. Mais leur généralisation n'est pas pour tout de suite. C'est l'un des rituels du voyage en avion que l'on aimerait tous oublier surtout en été quand les aéroports sont bondés: l'obligation de sortir et de présenter liquides et ordinateurs de son bagage cabine au moment des contrôles de sécurité avant l'embarquement. Outre cette obligation, il faut également veiller à ce que ces liquides respectent des critères de taille (100 ml) et d'emballage (transparents) sous peine de les voir être confisqués.Ce protocole de sécurité visant à repérer les explosifs allonge évidemment les délais d'embarquement (et constitue un irritant pour les passagers), une situation particulièrement délicate dans un contexte de pénurie de personnels dans les aéroports. "On passe des rayons X à l'IRM" Mais il y a du nouveau en la matière. Grâce aux dernières générations d'équipements de sécurité, il est théoriquement possible aujourd'hui de repérer des explosifs sans avoir à sortir quoi que ce soit d'un bagage. Ces scanners CT/3D de dernière génération qui utilisent la tomographie par ordinateur (initialement utilisées dans les hôpitaux) sont aujourd'hui une réalité dans les aéroports américains, tels que John F. Kennedy à New York, Hartsfield-Jackson d'Atlanta et O'Hare de Chicago. En Europe, ces solutions sont aujourd'hui en phase de test ou de pré-déploiements notamment en Grande-Bretagne, au Portugal, aux Pays-Bas et dans au moins deux sites en France. A Paris-Orly, un test a démarré à Orly 3 en octobre 2022, et se déroulera pendant un an en situation réelle sur deux lignes de contrôle. "Les résultats sont encourageants, c'est comme si on passait des rayons X à l'IRM" explique à BFM Business, Justine Coutard, directrice de l'aéroport. "Les possibilités techniques sont impressionnantes, on peut faire pivoter l'image, l'observer sous tous les angles, "sortir" certains objets de l'image comme l'ordinateur portable afin de mieux pouvoir analyser le reste" détaille-t-elle. "Le gain pour les passagers est clair, le temps de préparation lors du contrôle baisse d'un tiers à 60 secondes. On obtient après analyse moins de fouilles corporelles qui représentent un vrai irritant pour les passagers. On passe de 13% à 8% de fouilles manuelles" poursuit la responsable. Un gain de temps pour les passagers clairement établi A l'inverse, le temps d'analyse de l'image par l'agent est plus long. "C'est assez logique, cette nouvelle technologie nécessite une formation spécifique et un apprentissage devant l'écran. Il faut prendre en main l'outil, savoir lire une image en 3D, l'analyse est plus complexe" explique Justine Coutard. Selon nos informations, des tests de ces nouveaux équipements vont être également menés cette année à Roissy Charles-de-Gaulle. Depuis presque un mois, ce dispositif est également éprouvé à Lyon-Saint Exupéry pour une période de six mois sur "deux lignes de PIF (Poste d’inspection Filtrage). Ce test vient d'être officialisé par Vinci Airports qui exploite l'aéroport.https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/transports/aeroports-francais-l-obligation-de-sortir-liquides-et-ordinateurs-des-bagages-cabine-bientot-terminee_AN-202303260082.html cath, padawan94, Poune56 et 4 autres ont réagi à ceci 7 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
marcous Posté(e) 27 mars 2023 Signaler Share Posté(e) 27 mars 2023 Il y a 5 heures, melusine a dit : De nouveaux équipements de sécurité sont actuellement testés à Paris-Orly (bientôt à Roissy) et à Lyon-Saint Exupéry. Les premiers retours sont très satisfaisants. Mais leur généralisation n'est pas pour tout de suite. C'est l'un des rituels du voyage en avion que l'on aimerait tous oublier surtout en été quand les aéroports sont bondés: l'obligation de sortir et de présenter liquides et ordinateurs de son bagage cabine au moment des contrôles de sécurité avant l'embarquement. Outre cette obligation, il faut également veiller à ce que ces liquides respectent des critères de taille (100 ml) et d'emballage (transparents) sous peine de les voir être confisqués.Ce protocole de sécurité visant à repérer les explosifs allonge évidemment les délais d'embarquement (et constitue un irritant pour les passagers), une situation particulièrement délicate dans un contexte de pénurie de personnels dans les aéroports. "On passe des rayons X à l'IRM" Mais il y a du nouveau en la matière. Grâce aux dernières générations d'équipements de sécurité, il est théoriquement possible aujourd'hui de repérer des explosifs sans avoir à sortir quoi que ce soit d'un bagage. Ces scanners CT/3D de dernière génération qui utilisent la tomographie par ordinateur (initialement utilisées dans les hôpitaux) sont aujourd'hui une réalité dans les aéroports américains, tels que John F. Kennedy à New York, Hartsfield-Jackson d'Atlanta et O'Hare de Chicago. En Europe, ces solutions sont aujourd'hui en phase de test ou de pré-déploiements notamment en Grande-Bretagne, au Portugal, aux Pays-Bas et dans au moins deux sites en France. A Paris-Orly, un test a démarré à Orly 3 en octobre 2022, et se déroulera pendant un an en situation réelle sur deux lignes de contrôle. "Les résultats sont encourageants, c'est comme si on passait des rayons X à l'IRM" explique à BFM Business, Justine Coutard, directrice de l'aéroport. "Les possibilités techniques sont impressionnantes, on peut faire pivoter l'image, l'observer sous tous les angles, "sortir" certains objets de l'image comme l'ordinateur portable afin de mieux pouvoir analyser le reste" détaille-t-elle. "Le gain pour les passagers est clair, le temps de préparation lors du contrôle baisse d'un tiers à 60 secondes. On obtient après analyse moins de fouilles corporelles qui représentent un vrai irritant pour les passagers. On passe de 13% à 8% de fouilles manuelles" poursuit la responsable. Un gain de temps pour les passagers clairement établi A l'inverse, le temps d'analyse de l'image par l'agent est plus long. "C'est assez logique, cette nouvelle technologie nécessite une formation spécifique et un apprentissage devant l'écran. Il faut prendre en main l'outil, savoir lire une image en 3D, l'analyse est plus complexe" explique Justine Coutard. Selon nos informations, des tests de ces nouveaux équipements vont être également menés cette année à Roissy Charles-de-Gaulle. Depuis presque un mois, ce dispositif est également éprouvé à Lyon-Saint Exupéry pour une période de six mois sur "deux lignes de PIF (Poste d’inspection Filtrage). Ce test vient d'être officialisé par Vinci Airports qui exploite l'aéroport.https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/transports/aeroports-francais-l-obligation-de-sortir-liquides-et-ordinateurs-des-bagages-cabine-bientot-terminee_AN-202303260082.html A l’aéroport de Genève ce système est utilisé depuis environ 2 ans avec succès. Les passagers ont le choix entre l’ancien et le nouveau système, forcément une majorité de passagers choisit le nouveau système mais l’attente est plus courte donc au final c’est un gain de temps. nouch30, carwiel et gazelles ont réagi à ceci 3 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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