melusine Posté(e) il y a 1 heure Signaler Share Posté(e) il y a 1 heure En raison du conflit au Moyen-Orient, le cours du kérosène bondit et de nombreuses compagnies augmentent d’ores et déjà leurs prix. Les clients ayant déjà réservé leur vol risquent de payer une «surcharge carburant» a posteriori, mais seulement dans des cas bien précis. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, fin février, de nombreuses compagnies aériennes ont annoncé une augmentation du prix de leurs billets. En cause, la flambée du coût des carburants, leur premier poste de dépense. Le prix du baril de kérosène est passé de 88 dollars en début d’année à 116 dollars actuellement. Dans ce contexte, la hausse du prix des billets d’avion est «inévitable», selon Willie Walsh, directeur général de l’Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes. Certaines d’entre elles répercutent déjà ce surcoût auprès de leurs clients. Chez Air France et KLM, l’aller-retour en classe économique coûte désormais 50 euros de plus en moyenne. Pour se prémunir contre une hausse excessive du prix des billets, le patron d’easyJet invite même les voyageurs à réserver «le plus tôt possible». Si une partie des Français revoient leurs plans pour leurs prochaines vacances, ceux qui ont déjà réservé leurs vols vont-ils devoir repasser à la caisse ? Cela dépend. Vol seul ou pas ? Dans le cas d’un achat de billet d’avion seul («vol sec»), sans autre prestation, la compagnie ne peut pas réclamer un «supplément carburant». Une fois la réservation réglée, elle est sécurisée. «La hausse actuelle des prix du kérosène ne justifie pas, en l’état, une augmentation rétroactive du prix des billets pour les passagers. Le droit français est très clair : une fois le contrat conclu, son prix ne peut pas être modifié unilatéralement», précise Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright, un organisme de défense des passagers aériens. Autrement dit, la «surcharge carburant» ne s’applique que sur les billets achetés après l’annonce d’une hausse des tarifs. Les compagnies aériennes ne peuvent réclamer un supplément après achat que dans des situations bien précises, notamment dans le cas d’une taxe instaurée par les autorités gouvernementales ou aéroportuaires. Ainsi, en 2025, Transavia a répercuté la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) auprès de 800.000 voyageurs ayant déjà leur billet. Une démarche tout à fait légale puisqu’elle est prévue dans les conditions générales de vente que les clients acceptent automatiquement au moment de réserver. Voyage à forfait Les règles ne sont pas les mêmes si vous prenez l’avion dans le cadre d’un voyage à forfait réservé auprès d’une agence, c’est-à-dire si le billet d’avion est acheté en même temps qu’une autre prestation (hôtel, activité, séjour tout inclus...). L’agence de voyages peut soit prendre en charge le surcoût lié au carburant, soit le répercuter au client. Dans ce cas, la hausse de prix doit être expressément prévue dans le contrat et être annoncée au plus tard 20 jours avant la date de départ. Si la hausse dépasse 8 % du coût total du dossier, le client peut annuler sa réservation sans frais. Si elle est inférieure à 8 %, le client ne peut pas s’y opposer et doit donc payer le réajustement tarifaire s’il renonce à son voyage les frais d’annulation prévus par le contrat s’appliquent. https://www.lefigaro.fr/voyages/conseils/hausse-du-prix-du-kerosene-si-vous-avez-deja-votre-billet-d-avion-risquez-vous-de-payer-un-supplement-20260331 Pour la petite histoire, je viens de recevoir un mail concernant l'augmentation du vol pour mon séjour de juin ! plc59510 a réagi à ceci 1 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
En raison du conflit au Moyen-Orient, le cours du kérosène bondit et de nombreuses compagnies augmentent d’ores et déjà leurs prix. Les clients ayant déjà réservé leur vol risquent de payer une «surcharge carburant» a posteriori, mais seulement dans des cas bien précis. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, fin février, de nombreuses compagnies aériennes ont annoncé une augmentation du prix de leurs billets. En cause, la flambée du coût des carburants, leur premier poste de dépense. Le prix du baril de kérosène est passé de 88 dollars en début d’année à 116 dollars actuellement. Dans ce contexte, la hausse du prix des billets d’avion est «inévitable», selon Willie Walsh, directeur général de l’Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes. Certaines d’entre elles répercutent déjà ce surcoût auprès de leurs clients. Chez Air France et KLM, l’aller-retour en classe économique coûte désormais 50 euros de plus en moyenne. Pour se prémunir contre une hausse excessive du prix des billets, le patron d’easyJet invite même les voyageurs à réserver «le plus tôt possible». Si une partie des Français revoient leurs plans pour leurs prochaines vacances, ceux qui ont déjà réservé leurs vols vont-ils devoir repasser à la caisse ? Cela dépend. Vol seul ou pas ? Dans le cas d’un achat de billet d’avion seul («vol sec»), sans autre prestation, la compagnie ne peut pas réclamer un «supplément carburant». Une fois la réservation réglée, elle est sécurisée. «La hausse actuelle des prix du kérosène ne justifie pas, en l’état, une augmentation rétroactive du prix des billets pour les passagers. Le droit français est très clair : une fois le contrat conclu, son prix ne peut pas être modifié unilatéralement», précise Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright, un organisme de défense des passagers aériens. Autrement dit, la «surcharge carburant» ne s’applique que sur les billets achetés après l’annonce d’une hausse des tarifs. Les compagnies aériennes ne peuvent réclamer un supplément après achat que dans des situations bien précises, notamment dans le cas d’une taxe instaurée par les autorités gouvernementales ou aéroportuaires. Ainsi, en 2025, Transavia a répercuté la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) auprès de 800.000 voyageurs ayant déjà leur billet. Une démarche tout à fait légale puisqu’elle est prévue dans les conditions générales de vente que les clients acceptent automatiquement au moment de réserver. Voyage à forfait Les règles ne sont pas les mêmes si vous prenez l’avion dans le cadre d’un voyage à forfait réservé auprès d’une agence, c’est-à-dire si le billet d’avion est acheté en même temps qu’une autre prestation (hôtel, activité, séjour tout inclus...). L’agence de voyages peut soit prendre en charge le surcoût lié au carburant, soit le répercuter au client. Dans ce cas, la hausse de prix doit être expressément prévue dans le contrat et être annoncée au plus tard 20 jours avant la date de départ. Si la hausse dépasse 8 % du coût total du dossier, le client peut annuler sa réservation sans frais. Si elle est inférieure à 8 %, le client ne peut pas s’y opposer et doit donc payer le réajustement tarifaire s’il renonce à son voyage les frais d’annulation prévus par le contrat s’appliquent. https://www.lefigaro.fr/voyages/conseils/hausse-du-prix-du-kerosene-si-vous-avez-deja-votre-billet-d-avion-risquez-vous-de-payer-un-supplement-20260331
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