Philou92 Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Voici un article paru sur Challenge tout récemment La Fnac et le Club Med™, deux ADN brisés? PPR se débarrasse aujourd’hui de la FNAC comme on envoie en maison de retraite un parent trop âgé. Depuis 1994, PPR a essayé sans succès de restaurer la croissance et la rentabilité de l’enseigne culte. Admettant son échec, tout en refusant de vendre la FNAC à son vrai prix (peut-être pour éviter un « write-off »), PPR jette l’éponge et mets la FNAC à la porte. L’échec stratégique de la FNAC, que les initiatives de l’actuelle direction ne masquent pas, fait penser à l’échec stratégique d’une autre entreprise culte, le Club Med™. Dans les deux cas, l’ADN des entreprises a été fragilisé. La FNAC et le Club Med™ se ressemblent étonnamment. Fondé par deux ex-trotskystes, André Essel et Max Théret en 1954, la FNAC, ou Fédération Nationale d’Achat, avait pour mission de mettre les produits électroniques, des appareils photos aux chaînes hifi, et les produits culturels, disques, livres, films, à la portée de la classe moyenne. Agitateur culturel, la FNAC était consumériste par ses bancs d’essai et ses prix bas, et offrait un service exceptionnel par l’enthousiasme et l’expertise de ses vendeurs. La culture, dans toute sa richesse, pour tous, même les modestes. Les deux fondateurs du Club Med™, Gérard Blitz et Gilbert Trigano, appartenaient eux aussi à une gauche généreuse tournée vers les classes moyennes/inférieures. Le Club Med™ a été créé en 1950 pour permettre aux jeunes d’échapper au cauchemar de la guerre, en se retrouvant au soleil dans des villages de cases, avec des animateurs ayant leur âge et leurs pulsions, pour vivre ensemble des moments de partage et de plaisir, le tout à un prix accessible. Les fondateurs de la FNAC et du Club Med™ avaient pour but premier, non de gagner de l’argent, mais de donner accès à des mythes, celui d’Apollon pour la FNAC, de Dionysios pour le Club Med™, la joie de la culture et la joie des agapes. Pourquoi ces deux entreprises cultes sont elles devenues deux entreprises déclinantes, peu rentables, ayant dilué leur ADN vigoureux dans des positionnements d’école de commerce? Parce que l’une comme l’autre ont subi un choc difficile à gérer. Confrontés à un changement brutal dans leur environnement, les deux entreprises n’ont pas réussi à s’y adapter tout en restant fidèle à leur ADN. Le choc a même conduit, paradoxalement, à casser l’ADN, à détruire en partie ce qui faisait la force des deux entreprises. Pour le Club Med™, le choc a été démographique: le vieillissement de ses premiers clients, et l’arrivée de nouvelles générations aux GO™ûts et aux attentes nouvelles. Dans un premier temps, l’adaptation à ce choc sociologique a été réussie, avec par exemple l’invention du mini-club qui permettait aux jeunes parents de s’amuser sans s’inquiéter. Mais cette adaptation a été probablement trop lente, et quand Serge Trigano, qui avait succédé à son père, a commencé à moderniser le Club tout en respectant son ADN, il a été écarté par un actionnaire impatient, la famille Agnelli. Les deux dirigeants qui ont suivi Serge au Club n’ont pas réussi à définir des offres attractives et des modèles économiques rentables respectant l’ADN du Club. Le premier a suivi une stratégie de capitalisation sur la marque, à la Disney, qui a conduit le Club dans le mur. Il a été lui aussi limogé par les Agnelli. Son successeur a suivi une stratégie de positionnement haut de gamme, peut-être pertinent, mais décalé par rapport à l’esprit d’origine du Club. Pour la FNAC, le choc a été technologique. L’avènement du digital a bouleversé la distribution de la musique, puis des films et aujourd’hui des livres. Et le e-commerce a taillé des croupières au commerce physique pour les produits électroniques, des télévisions aux ordinateurs. Confronté à ce choc, le groupe PPR a lui aussi fait défiler les dirigeants, espérant trouver le remède pour sortir de l’ornière. Mais ces patrons ont plaqués sur la FNAC les principes mécaniques de la grande distribution, transformant les vendeurs en manutentionnaires, et appliquant à des produits culturels les politiques de rotation des stocks et de vente au mètre linéaire de la nourriture pour chien ou de la lessive. Comme pour le Club Med™, la réponse au choc a détérioré l’ADN de la FNAC. Les deux entreprises avaient en commun une qualité exceptionnelle de leurs personnel, qui était un élément clé de l’offre : vendeur/conseilleurs pour la FNAC, Gentils Organisateurs (GO™) pour le Club. En se focalisant sur des indicateurs de performances économiques, les deux entreprises ont laissé se détériorer un de leurs actifs principaux : les hommes et les femmes qui y travaillaient au contact des clients. Le Club comme la FNAC ont se sont ainsi écarté de leur mission d’origine qui avait fait leur succès : un service riche mais très accessible rendu par des individus enthousiastes. Ils ont dérivé l’un vers un produit haut de gamme réservé à une élite aisée et l’autre vers un produit accessible à tous mais en partie banalisé. Le Club a gommé l’accessibilité de son ADN, la Fnac la richesse du choix et surtout du service. Il ne faut pas jeter la pierre aux dirigeants des deux entreprises, car leurs actionnaires leur ont demandé de trouver une réponse à un problème d’une complexité inouïe : retrouver la rentabilité dans un contexte bouleversé. Mais peut-être ont-ils jeté le bébé de l’ADN avec l’eau du bain. Les deux entreprises ont vu leur actionnaire de référence jeter l’éponge après avoir changé le management. Agnelli est sorti du Club Med™, PPR sors de la FNAC. Les deux entreprises, sans être au bord de la faillite, luttent pour trouver la rentabilité. Y a t’il une relation de cause à effet entre cette rentabilité incertaine et cet ADN brisé ? L’exemple d’IBM, qui a su se redresser en passant du produit au service, mais sans rompre son ADN de fournisseur de solutions pour grandes entreprises, fait penser que oui. Et comme les deux entreprises ont encore une marque et des actifs formidables, il n'est peut-être pas trop tard pour restaurer l'ADN abîmé... Philou Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Invité LaurentCo Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Joli, à la différence que la FNAC et ses produits ont souffert d'un phénomène extérieur, à savoir l'évolution des technologies, tandis que le Club Med™, lui, a subi une volonté de changement venue de l'intérieur, à savoir des dirigeants et des gros actionnaires... Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Gentil Contributeur nouch30 Posté(e) 18 octobre 2012 Gentil Contributeur Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Autre point commun, à la FNAC pour les bons clients, ils ont sorti la carte "ONE" Un truc presque aussi nul que le great finger Sauf que eux au moins, tiennent compte de l'ancienneté (je suis adhérent depuis 20 ans) et pas uniquement des achats (j'achète très peu à la Fnac). Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
melusine Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 J'avais entendu parler de cette possibilité de vente de la Fnac par PPR... Je pense que la Fnac a un pied dans la tombe, sauf si son site Internet devient beaucoup plus performant ! Perso, j'achète tout sur amazon (livres, matériel électronique et accessoires) Ce n'est pas le cas du Club qui a peut-être perdu son esprit initial mais, qui a su se redresser et se refinancer, pour notre plus grande satisfaction. Donner du bonheur, sans gagner d'argent, ce n'est pas viable, malheureusement. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Gentil Contributeur nouch30 Posté(e) 18 octobre 2012 Gentil Contributeur Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 C'est vrai qu'entre Fnac et Amazon, il n'y a pas photo niveau qualité de service... Bientôt avec Amazon on aura à peine cliqué que le livreur sera derrière la porte. La FNAC n'a pas su/voulu évoluer et quand ils évoluent c'est dans le mauvais sens. La dernière trouvaille sur Nancy et probablement ailleurs: reduire comme peau de chagrin les rayons CD/video, résultat on y trouve plus rien et on fini par acheter sur le net à la Fnac ou ailleurs... Par contre ils ont ouvert des rayons petit électroménager design (hors de prix) et un énorme rayon enfant toujours vide. Ajoutez à ça des vendeurs en hifi micro qui ne semblent connaitre que les offres de crédit et d'extension de garantie, des délais de livraison énorme (faut prendre rdv à j+7 à 15 en fonction de l'activité du moment là où Amazon ou d'autres livrent en 48h pour bien moins cher), un SAV à ch... Bref, nous on achète que cd/dvd/bouquins quand nous ne sommes pas pressés, et uniquement parce que nous avons des points échangeables en chèques cadeaux ET du cashback. En gros la FNAC va dans le mur... Contrairement au Club qui lui a eu le mérite de changer dans une direction qui peut-être ne nous convient pas toujours mais qui a le mérite d'obtenir des résultats pas si mauvais dans un contexte difficile. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
onyx Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Je trouve (personnellement) cet article mal écrit et surtout mal renseigné... Le Club n'est pas "en déclin", il a toujours su anticiper les modes, preuve en est en ces temps de crises où tous les TO généralistes et à bas coûts capitulent, le Club a su tirer son épingle du jeu, certes c'est pas génial mais résister pendant cette période est déjà une victoire en soi. le Club a un potentiel énorme s'il s'ouvre a des pays demandeurs comme la Chine. Le fils Trigano n'avait pas (pour moi) ni la carrure, ni les capacités managériales pour mener la barque, ses qq années à la tête du Club ont failli conduire au dépôt de bilan! Agnelli: actionaires trop pressés? non, actionnaires conscients de la fragilité du Club à cette époque. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Gentil Contributeur nouch30 Posté(e) 18 octobre 2012 Gentil Contributeur Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Exemple malheureusement trop classique d'un journaliste qui part d'un point de vue (le sien) et tente de l'illustrer, alors que son métier, normalement, c'est faire l'inverse: étudier des faits et les retranscrire fidèlement. Je sais, je rêve tout éveillé Normalement la conclusion d'une enquête sans à priori aurait du être que l'un a su évoluer et pour l'instant s'en sort plutôt bien, pendant que l'autre se plante... Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Invité LaurentCo Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Je crois que l'article aborde surtout 2 sociétés qui ont changé au fil du temps : l'une à cause de l'évolution technologique, l'autre suite à des décisions internes. Le point commun entre les 2 sociétés étant que les buts pour lesquelles elles ont été créées (l'ADN) ont changé du tout au tout. Au final, la 1re se casse la g....., l'autre s'est redressée grâce à une réorientation. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
melusine Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Exemple malheureusement trop classique d'un journaliste qui part d'un point de vue (le sien) et tente de l'illustrer, alors que son métier, normalement, c'est faire l'inverse: étudier des faits et les retranscrire fidèlement. Je sais, je rêve tout éveillé Normalement la conclusion d'une enquête sans à priori aurait du être que l'un a su évoluer et pour l'instant s'en sort plutôt bien, pendant que l'autre se plante... J'agrée ! J'avais un ami (ancien) trotskyste qui a fini par commander tout ses bouquins sur amazon Même lui a su évoluer ! L'auteur de l'article, avec sa barbichette est resté scotché au passé, au point de se faire la tête de Léon ! Petite info dans sa bio Henri de Bodinat : "Recruté par Serge Trigano en 1994, il devient de directeur général du Club Méditerranée jusqu'à l'arrivée de Philippe Bourguignon au poste de président en 1997." Il s'est donc fait virer du club, ceci explique peut-être cela. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
clubdes5 Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 J'avais entendu parler de cette possibilité de vente de la Fnac par PPR... Je pense que la Fnac a un pied dans la tombe, sauf si son site Internet devient beaucoup plus performant ! Perso, j'achète tout sur amazon (livres, matériel électronique et accessoires) Ce n'est pas le cas du Club qui a peut-être perdu son esprit initial mais, qui a su se redresser et se refinancer, pour notre plus grande satisfaction. Donner du bonheur, sans gagner d'argent, ce n'est pas viable, malheureusement. Je vote pareil : Pour ma part, que ce soit en disques, livres ou photo, j'ai été déçu à peu près 2 fois sur trois avec des vendeurs qui lisaient les etiquettes, quand ils ne m'envoyaient pas promener => quand on va chercher l'info soi même, à quoi bon passer par un magasin? il ya amazon, cdiscount, rueducommerce, etc ... Pour ce qui est du Club Med™, je suis toujours tombé sur un agent qui connaît le produit et mes besoins, et qui m'a concocté un séjour "sur mesure" . Pour moi "y'a pas photo" , et du point de vue financier aussi : les agences ont une opinion bien plus positive du Club Med™ que de la fnac ... bref, article sans réel objet, si cela eut été un feed back de village, il eut fallut le modérer tant il est rempli de superlatifs inutils ... (enfin je pense) Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
onyx Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Petite info dans sa bio Henri de Bodinat : "Recruté par Serge Trigano en 1994, il devient de directeur général du Club Méditerranée jusqu'à l'arrivée de Philippe Bourguignon au poste de président en 1997." Il s'est donc fait virer du club, ceci explique peut-être cela. bien vu Mélu! autre article d'époque: Henri de Bodinat va diriger la stratégie du Club Med™ Les Echos n° 16753 du 18 Octobre 1994 • page 12 Le groupe de tourisme muscle son état-major. Après Bernard Huet, pour les finances, Serge Trigano appelle à ses côtés le PDG de Sony Music France, Henri de Bodinat, en tant que conseiller du président et directeur de la stratégie. Après Accor, c'est au tour du Club Med™ de revoir son organigramme. Mais alors que le groupe hôtelier a cherché à resserrer son management et à placer sur une rampe de lancement des hommes du sérail, appelés peut-être un jour à succéder aux coprésidents (« Les Echos » du 17 octobre), le Club Méditerranée marque sa volonté d'apporter un peu de sang neuf, pour répondre à ses grands défis. Après avoir annoncé l'arrivée comme directeur général adjoint, chargé des affaires financières, administratives et juridiques, de Bernard Huet, quarante-sept ans, ex-Thomson-CSF (« Les Echos » du 19 septembre), le groupe de tourisme va accueillir dans ses rangs Henri de Bodinat, jusqu'à présent président de Sony Music France. Ce dernier est nommé conseiller du président, Serge Trigano, et directeur de la stratégie. Il sera également président du Club Med™ Evenements et executive vice president du Club Med™ Sales USA. Le départ d'Henri de Bodinat de chez Sony Music, alors qu'il poursuivait le développement de la filiale française du groupe japonais et qu'il était même monté en grade en mars dernier, en devenant executive vice president de Sony Software Europe, surprendra sans doute les observateurs. Mais le challenge qui lui est offert au Club Med™ a sans doute séduit cet homme de quarante-six ans, rompu à l'art du marketing. Equilibre parfait de l'état-major Car, comme l'écrit le communiqué du Club, Henri de Bodinat aura, aux côtés de Serge Trigano, « pour responsabilité au plan mondial, la stratégie produit, le marketing et la communication du groupe ». Sa mission sera rien moins que de relancer le concept du Club, voire de le modifier pour qu'il corresponde mieux à la demande de la clientèle, en utilisant son expérience et sa connaissance des besoins du consommateur et notamment des jeunes. HEC, diplômé de l'Institut d'études politique de Paris, il a été consultant en stratégie chez Arthur D. Little de 1976 à 1981, puis directeur général de Saatchi et Saatchi France de 1981 à 1985, avant d'entrer chez Sony : un bagage a priori idéal pour sa nouvelle fonction. Son titre de conseiller du président, que seul détient également Yvette Chassagne (mais sans fonction opérationnelle), lui confère par ailleurs un rôle de premier plan dans le groupe. Serge Trigano, avec ces deux nouvelles nominations, parvient ainsi à l'équilibre parfait dans son état-major constitué de cinq responsables opérationnels (Europe, Amérique du Nord, Asie, Amérique du Sud, Aquarius), tous formés au Club, et de cinq responsables fonctionnels, venus de l'extérieur: outre Henri de Bodinat et Bernard Huet, Antoine Cachin (secrétaire général), Salomon Toledano (directeur général adjoint, chargé du développement) et Georges Vial (informatique). Cette équipe compte quatre directeurs généraux adjoints, dont deux opérationels et deux fonctionnels. Il faut bien le reconnaitre, Môssieur de Bodinat s'est gauffré à l'époque! (encore rancunier semble t il) Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Marie la Belge Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Je ne tiens pas à rentrer dans la comparaison FNAC/ClubMed mais quand même je trouve que c'est très vrai : le Club perd son ADN. Montée en gamme et refus de reconnaître "le petit supplément d'âme" que représentaient les GO™ vont finir par avoir sa peau. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
clubdes5 Posté(e) 18 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 18 octobre 2012 Je ne tiens pas à rentrer dans la comparaison FNAC/ClubMed mais quand même je trouve que c'est très vrai : le Club perd son ADN. Montée en gamme et refus de reconnaître "le petit supplément d'âme" que représentaient les GO™™ vont finir par avoir sa peau. Bonsoir, marie Sans vouloir polémiquer, je ne partage pas ton avis . J'ai un mode de vie "à 200 milles volts", et il n'y a nulle part ailleurs au monde où je déconnecte aussi vite et aussi complètement, et cela est essentiellement lié aux G.O™ dont tu parles au passé ... même si j'apprécie aussi le luxe. Je n'ai pas connu les villages de case d'époque, mais je suis sûr que j'y aurai pris autant de bon temps ... mais à l'époque, je voyageais plutôt baroudeur, et d'ailleurs je répondais à mon ex (en vacances depuis toute petite au C.M) que "je n'appréciais pas les camps vacances bcbg pour millionnaires" . On est 20 ans après, j'ai changé d'épouse, de chien, de région et me voilà tombé dans la C.M mania ... Bref, je ne sais pas dans les années 60, mais ça fait longtemps que le C.M n'a plus l'image de voyagiste "accessible" (vu de chez moi) . Par contre, sa politique est devenue clairement élitiste, et c'est peut être un peu dommage (pour nous). Le risque pour le C.M, sera de ne pas être "au poil" avec une clientèle plus argentée et qui donc ne laissera rien passer (le luxe, ce n'est pas à peu près, c'est tout et tout de suite) En attendant, je dis merci à la vie de me permettre de partir (en autres plaisirs) au C.M de temps en temps ! Amitiés à toutes et tous Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
sajonithlu Posté(e) 20 octobre 2012 Signaler Share Posté(e) 20 octobre 2012 ben moi des similitudes entre la fnac et le Club Med™™™™™™™™™™™, j'en vois pleins : déjà la nostalgie, si pour certains gms, ils sont nostalgiques du temps des cases et autres villages définitivement fermés aujourd'hui, pour moi la fnac ce sont tous mes vinyls précieusement conservés que j'ai achetés dans mon magasin fnac du forum des halles, et ce depuis mon adolescence, puis après mes billets de concerts de ces groupes mytiques de ces années 80, Police, sting, U2,depeche mode, eurythmics, où je faisais des files d'attente interminables et enfin c'est aussi le souvenir de mes 1ères payes qui passaient dans l'achat de matériel hi fi, chaine hifi, magnétoscope, balladeur cd avec l'arrivée du cd, où à l'époque ça nous coûtait un bras comme le sont les séjours actuels du club, l'autre point commun c'est le personnel, à l'époque les vendeurs fnac nous faisaient un peu rêver, beaux gosses qui nous faisaient écouter toutes les nouveautés que nous avions découvertes en écoutant les 1ers radios libres de l'époque, maintenant c'est vrai, le personnel est souvent absent ("c'est vous le conseiller des ipad ? désolé, ce n'est pas moi, je suis conseiller pour les télés et je ne sais pas où est mon collègue" ) au club aussi les gos nous font rêver mais malheureusement de moins en moins, ce sont souvent des gos locaux dans les villages,des 1ères saisons aussi et pas toujours bien formés à leur fonction, puis il y a la marque, dans ces années d'achats frénétiques, mais avions nous d'autres magasins de ce genre à cette époque ?, je vous parle des années 80, le concurrent ne faisait pas encore la météo, et la pomme n'existait pas encore, alors nous ressortions du magasin tout fier d'un sac estampillé fnac de la taillle du disque,tout comme pour le club où nous sommes fiers d'y aller, maintenant il n'y a plus de sac fnac, il faut l'acheter, enfin il y avait l'adhésion, nous adhérions à cet organisme comme si l'on appartenait à un club, et même actuellement il y a toujours cette même question aux caisses "vous êtes adhérents ?", autant avant je m'adhérais sans problème, maintenant je ne suis plus adhérente, "on peut avoir la réduc sur les ipads ? désolé mais cela ne marche pas pour cette marque, alors à quoi bon m'adhérer.. la seule différence est qu'à la fnac l'adhésion n'est pas obligatoire, mais au club on n'a pas le choix et on n'a jamais su ce à quoi cela correspond vraiment, question d'assurance m'a-t-on toujours dit alors pour conclure, certainement que ces 2 sociétés ont pris des directions différentes, mais pour nous consommateurs/clients malheureusement la finalité sera la même, pour la fnac j'y vais à reculons car personnel incompétent, temps d'attente aux caisses, quand à la réservation d'un livre ou même retour de marchandises, mieux vaut en rire, et le club, malheureusement au vu des prix élevés, des retours séjours, des prestations pas toujours à la hauteur,et de l'orientation que prend le club, j'y réfléchit à 2 fois maintenant que la crise est là même si on sait tous qu'il n'y a pas mieux que le club , et comme beaucoup je serai nostalgique des mes séjours passés, "ha dire qu'avant la crise on pouvait se payer de belles vacances" Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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