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SPIRIT 45la tribu

OPA sur le Club !

Lancé par melusine, 26 mai 2013 · 1 119 réponses · 205 198 vues

Club Med : le conseil d'administration recommande l'offre de Fosun

Le Monde.fr avec AFP |

06.10.2014 à 15h18

• Mis à jour le

06.10.2014 à 18h21

Le conseil d'administration du Club Med a décidé, lundi 6 octobre, de recommander l'offre de rachat de l'entreprise par le groupe chinois Fosun.

Dans un communiqué, le conseil a indiqué avoir « constaté que ce projet, étant le mieux-disant financièrement, combine l'intérêt des actionnaires, de la société par un soutien à sa stratégie, et de ses salariés. » Dans une décision, prise « à l'unanimité », le conseil « recommande à ceux des actionnaires qui souhaitent bénéficier d'une liquidité immédiate, d'apporter leurs titres à cette offre. »

Modifié par melusine, 6 oct. 2014

ok cela serait dommage que le club soit à 85% chinois.

mais croyez vous que c 'e st mieux qu il devienne italien e t que tout se vende en supplement : les sports ,les boissons ,la pension complète .....

pour que çà coute moins cher ils vont aussi enlever des gos

en fait ils veulent tout demanteler , cela ne sera plus le club . ...

Alors que les chinois ils veulent laisser le club tel qu on le connait aujourdhui .

Où as-tu lu ces "prévisions" ?

Je parle d'articles sérieux, pas de la propagande téléguidée par la direction actuelle.

Si je vends, je ne serai plus actionnaire, dès lors, autant vendre au plus offrant.

👍 Marie-Jo94 et cerise332

OPA Club Med: l'AMF donne son feu vert à la nouvelle offre de Fosun

Par AFP, publié le

14/10/2014 à 18:29 , mis à jour à 18:29

Paris - L'Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son feu vert mardi à la nouvelle offre publique d'achat (OPA) du chinois Fosun et de ses alliés pour racheter le Club Méditerranée, à un prix de 22 euros par action.

L'AMF a publié mardi son avis sur cette offre, qui est considérée comme conforme aux règles en vigueur.

Elle aura une durée de négociation de 25 jours, précise l'avis de l'AMF.

Le gendarme de la Bourse précise qu'il publiera dans une étape ultérieure la date d'ouverture de cette offre, qui propose 22 euros par action.

Dans les faits, il s'agit pour l'AMF de définir un nouveau calendrier pour aligner cette offre et celle concurrente portée par l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi et ses partenaires, lancée à un prix de 21 euros par action.

Le feuilleton de l'OPA sur Club Med entamé en mai 2013 est donc loin d'être terminé. D'autant que M. Bonomi et ses alliés réfléchissent à une éventuelle surenchère.

Modifié par melusine, 14 oct. 2014

Sur le site Les Echos un article du 17/10 :

"Club Méditerranée : vive inquiétude syndicale en France et à l’étranger

Dans une « déclaration commune », les syndicats de la zone Europe-Afrique du Club Med s’inquiètent des conséquences sociales de la bataille boursière dont le groupe fait l’objet. Ils estiment aussi que la nouvelle OPA menée par Fosun comporte des « risques réels ».

Le partenaire chinois du Club Méditerranée Fosun aurait rêvé d’une toute autre publicité au moment où sa contre OPA sur l’exploitant de villages de vacances, par ailleurs convoité par l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi, a été formellement lancée ce vendredi. Le Comité européen de dialogue social (CEDS) du Club Med, élargi à l’ensemble des organisations syndicales de sa zone Europe-Afrique, a en effet manifesté ses vives inquiétudes quant aux conséquences sociales de la bataille boursière dont fait l’objet la société.

« Quel avenir pour les salariés ? »

« L’ensemble des organisations s’inquiètent de l’avenir du groupe et des conséquences sociales en fonction des suites possibles des deux offres publiques d’achat (OPA) en cours », déclarent notamment les syndicats FO (majoritaire en France), Unsa, CFDT, Fisascat-CISL (Italie), Toleyis (Turquie), FGAT-UGTT (Tunisie) et UMT (Maroc), dans un communiqué commun intitulé : « OPA Club Méditerranée : quel avenir pour les salarié(e)s ? ».

Ces organisations, réunies les 13 et 14 octobre à l’initiative des fédérations syndicales européenne et internationale des salariés de l’hôtellerie-restauration et du tourisme (respectivement EFFAT et UITA), rappellent, au passage, que le 6 octobre, le comité d’entreprise du Club Méditerranée a voté contre le projet d’offre publique d’achat de Gaillon Invest II, le groupement d’investisseurs mené par Fosun.

« Trop grand focus sur la Chine »

De fait, le CEDS élargi « remet le couvert » considérant que ce projet « présente des risques réels », à savoir un « trop grand focus sur la Chine », un « manque de visibilité sur le plan d’affaires et des résultats attendus », et de « nombreuses incertitudes quant à la localisation des centres de décisions ». Un jugement pour le moins sévère. Fosun s’est en effet engagé sur le maintient du management actuel du Club, de sa cotation à Paris et souhaite la présence de grands investisseurs institutionnels français –en premier lieu la Caisse des Dépôts et Consignations– au capital. En outre, le projet de Gaillon Invest II vise, entre autres, à conforter le développement de l’opérateur sur l’ensemble de ses principaux marchés, y compris l’Europe et la France.

Le message ne passe donc pas au vu de la « déclaration commune » du CEDS élargi. Les organisation syndicales réclament même à la direction du Club Méditerranée « des engagements précis sur des clauses sociales garantissant l’emploi pour l’ensemble des salarié(e)s, ainsi que le maintien et le respect des accords en vigueur », et « la création d’une instance transnationale de dialogue social et d’engagements ».

Le lancement ce vendredi de la contre-offre de Gaillon Invest II s’est accompagné d’un alignement du calendrier de l’OPA en cours de Global Resorts, la structure d’acquisition mise sur pied par Andrea Bonomi et ses partenaires. Les deux offres courent ainsi jusqu’au 20 novembre, sachant que Global Resorts a jusqu’au 13 novembre pour surenchérir sur celle de Gaillon Invest II. Le groupement mené par Fosun propose notamment 22 euros par action, soit 1 euro de plus que Global Resorts."

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0203869256825-club-mediterranee-vive-inquietude-syndicale-en-france-et-a-letranger-1054969.php?jBp7oejII5R3L4Vf.99

Modifié par gm-club-med, 20 oct. 2014

Article du 20/10/14

Club Méditerranée : Fosun et Bonomi au coude-à-coude sur la dernière ligne droite
GUILLAUME BARABE / CONSULTANT MARKETING | LE 20/10 À 12:26
Le 12 septembre, Gaillon Invest, première compagnie d’assurance portugaise, majoritairement détenue par Fosun, déposait avec Fidelidade et Ardian une nouvelle offre sur le Club Méditerranée à 22 euros par action. Le Conseil d’administration s’est prononcé en faveur de cette offre lundi 6 octobre. Un peu plus tôt, le comité d’entreprise lui a préféré l’offre de Bonomi. Ça fait donc un partout.

La contre-offre de Fosun semble néanmoins la plus propice à faire aboutir la stratégie de montée en gamme à l’international engagée par la compagnie, notamment en Chine.

L’offre avancée par Gaillon Invest a été déclarée à l’unanimité conforme aux intérêts de la Société, de ses salariés et de ses actionnaires par le Conseil d’Administration. Il a également estimé que l’offre constitue "une opportunité plus prometteuse pour la Société" (comparée à l’offre de l’Italien Andrea Bonomi NDLR), car elle garantit le "respect de l’identité et du modèle du Club Méditerranée", "le maintien d’un actionnariat stabilisé (…) pour poursuivre les orientations stratégiques mises en œuvre depuis 2004" et "le maintien de la politique poursuivie par la Société en matière d’emploi".

Comme s’était engagé à le faire le conglomérat chinois, la seconde offre est axée sur la stratégie proposée initialement, à savoir l’implantation du Club dans les marchés à forte croissance, dont la Chine et l’Asie du Sud-Est et la montée en gamme. Outre la crainte de voir le Club perdre son ancrage français, c’est précisément le cap chinois qui a déplu au comité d’entreprise qui s’est rallié finalement, après avoir soutenu la première offre de Fosun, à la cause Bonomi.

Pourtant, le marché chinois offre de substantielles opportunités au Club Med et c’est sans doute la seule option pour espérer renflouer suffisamment des bilans comptables qui s’étiolent depuis une dizaine d’années. Le chiffre d’affaires ne cesse de décliner (-12 % en dix ans) et l’entreprise arbore une perte cumulée de 83 millions d’euros sur les cinq dernières années.

Mais la transformation engagée par Henri Giscard d’Estaing depuis 2003 requiert de monumentaux investissements avec la fermeture de plusieurs centres moyen de gamme (2 et 3 tridents) pour l’ouverture de centres haut de gamme (4 et 5 tridents) et le groupe n’a pas d’autre choix que de renoncer temporairement à sa profitabilité. Cependant, le fait qu’il ait réussi à préserver sarentabilité opérationnelle est un signe fort montrant qu’elle est sur la bonne voie.

Si l’on se réfère à Stéphane Bourcieu, directeur général et enseignant chercheur en stratégie au Groupe ESC Dijon-Bourgogne, le Club Med est même un cas d’école, un modèle du genre, de la stratégie de montée en gamme valorisée par Louis Gallois dans son rapport de 2012.

"Dans un autre registre, l’un des exemples les plus emblématiques de montée en gamme réussie au cours de la dernière décennie est celui du Club Med qui a su sortir de l’impasse stratégique dans laquelle l’évolution du secteur et de mauvais choix stratégiques l’avaient plongé", écrit-il dans son ouvrage "Commerce extérieur : anatomie d’un mal français". Il serait donc dommage de s’arrêter en si bon chemin.

D’autant plus depuis que le Gouvernement central a décidé, depuis peu et dans le cadre du dernier plan quinquennal, de faire du tourisme domestique un véritable levier économique. Très récemment, les autorités chinoises ont également procédé à une augmentation des salaires minimums de 14 % par an, ce qui conduira à une hausse de la consommation intérieure. Autant d’atouts qui ont fait dire au PDG du Club Henri Giscard d’Estaing : "Les Chinois constituent le premier marché touristique au monde, et il n’est pas encore figé".

Sans oublier que l’actionnariat de Fosun, réputé pour sa stratégie d’investissements en particulier dans l’immobilier, va favoriser l’implantation du Club dans le pays de l’Empire du Milieu.

"En outre, s’agissant de son ancrage français, au centre des préoccupations du CE, deux engagements importants sont de nature à désamorcer les inquiétudes : le maintien d’une cotation à Paris, ce qui implique un conseil composé au tiers d’administrateurs indépendants. La très large autonomie de gestion du management (…) . Par ailleurs, l’investissement du management prévu dans l’offre de Gaillon Invest II va au-delà d’Henri Giscard d’Estaing et de Michel Wolfovski (le directeur général délégué NDLR), puisque 400 cadres sont au total concernés", estime Georges Pauget, membre indépendant et vice-président du conseil d’administration.

S’il y a un point qui met tout le monde d’accord, c’est la nécessité de clore ce dossier au plus vite. Ces tergiversations n’ont que trop duré alors que la stratégie engagée mise sur le long terme et n’a pas besoin de freins supplémentaires.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-115471-club-mediterranee-fosun-et-bonomi-au-coude-a-coude-sur-la-derniere-ligne-droite-1055533.php?P3UKAuxVC81SLHR5.99

Melusine, tu dois te tromper

le bon vaut 10 000 X 25 francs, soit 250 000 francs et cela ferait 38 110 euros et 10 000 actions ce jour valent 220 000 euros

si c'est à toi et que tu les avais oubliées tu serais plus riche que tu le pensais ............mais cela ne vaut plus rien je crois

:kopfkratz:

je sais et j'avais bien compris !!

ceci étant tu aurais eu un coup de blues sérieux si tu l'avais oublié qqe part et retrouvé !!

un copain a hérité d'une maison pourrie, il y a une dizaine d'années, d'un vieil oncle et en rangeant le b....l il en a trouvé dans les fameuses boites métal de biscuit breton, il était fou de joie jusqu'au moment ou son banquier lui a dit qu'il pouvait les encadrer.

bon w e

👍 melusine1
1 réaction

Rien ne se fait sans passion, ni le passé, ni le futur", Picasso


Témoin d’une époque, le Club Med est à nouveau l’objet de rumeurs annonciatrices de changements. Ce ne seront pas les premières… Et sans doute pas les dernières.

On est toujours exigeant avec ceux que l’on aime. Le Club ne faillit pas à cette règle.

On ne refait pas l’histoire. Les successeurs de Gilbert Trigano se sont essayés à tour de rôle à changer le cours d’une longue dérive. Mais de quelle histoire parlons-nous ?

De la plus récente, celle des changements et des errances. Des fausses bonnes idées et des promesses clients non tenues.

En 1997 Serge Trigano est remercié. Philippe Bourguignon auréolé de la puissance de la marque Disney, dont il vient avec succès d’assurer le lancement en Europe, prend les commandes de l’entreprise au Trident.

Un autre Club succède au Club. Une autre vision commerciale s’impose.

Les nouveaux dirigeants balaient tout ce que l’on connaît et surtout tous ceux qui savent. Plus essentiel, son âme, cet incomparable mélange des genres, ce cocktail né de l’histoire d’une entreprise et de ses hommes, ce mariage étrange entre ceux qui y bossent, ceux qui y viennent…

Tout cela est gommé. La brutalité des remises en questions du "Club historique" va miner en profondeur l'essence, la magie, les rêves et surtout l’enthousiasme de ses clients et de ses équipes.

En 2005, Henry Giscard d’Estaing, l’actuel président, pense avoir gagné la partie en arrivant à la Présidence du groupe. Répondant à un journaliste il évoque ce qu’il croit appartenir au passé : "Certains ne voyaient plus d'avenir au Club".

Il choisit d’adapter l’entreprise à ce qu’elle est devenue structurellement : une société à forte intensité de capital contrainte d’absorber, à travers les continents, des coûts à répartir qui augmente les prix du catalogue.

De fait, il y a plus de coûts d’administration, d’amortissements de loyers et de frais financiers dans les prix d’une semaine au Club que d’ingrédients qui avaient fait son succès.

Il adapte l’offre. Oriente le Club Med vers le luxe, 1 Milliard d’euros seront nécessaires pour faire oublier que les villages sont plus proches des Kibboutz que des Relais et châteaux (surtout avec des chambres de 12 m²).

Le défi humain qui visait à modifier les comportements des G.O du Club plus habitués à faire rire qu’à servir est gigantesque.

Sauf à les supprimer. Conduit par la dérive de ses coûts à se fixer durablement dans le haut de gamme, le Club est devenu un produit de luxe. Il permet au consommateur une mise en perspective avec des offres auxquelles il ne pourra durablement se confronter. Le voici naturellement fragilisé.

En oubliant d’où il venait le Club a fini par ne plus savoir où il va

"Med" a effacé "Méditerranée", symbole force des années heureuses de la mixité sociale, de l’échange, de la rencontre et du partage.

En oubliant d’où il venait le Club a fini par ne plus savoir où il va. Ses actionnaires se trouvent condamnés à remettre au pot à intervalles irréguliers. Ou à se renouveler. La visibilité est inversement proportionnelle aux besoins de capitaux.

Le risque s’accroît alors que la rentabilité poursuit son chemin inverse.

L’avenir est incertain. D’une part, le club n’a pas la maîtrise de la qualité à ce niveau de prestations, sans avoir les moyens de les acquérir, d’autre part il n’aura jamais, tel qu’il est, la taille pour développer une stratégie de prix concurrentielle.

Ce grand écart se paye. Un couple avec deux enfants dépense le prix d’une voiture citadine pour y passer deux semaines. Le Club se sépare ainsi définitivement de la plus grande partie de la clientèle "3 Tridents" sur laquelle il s’est bâti. Sa composante principale.

"L’incomparable" est devenu trop cher pour la classe moyenne et pas assez bien pour les riches.

👍 DELLOUNA, lifou06 et 3 autres5

La montée en gamme est un échec

Que faut-il en retenir désormais ? Pas grand-chose.

La montée en gamme est un échec patent et telle une locomotive au charbon, ce Club "new look" dévore des capitaux. Sans plus ! Qu’a-t-il réellement apporté ? Rien dans une course au luxe ou les grandes marques hôtelières ont tout réinventé en dix ans.

Mais au-delà d’un simple constat, la force de l’humain tend à disparaître. La distance sociale entre GM et GO se tend et nuit au concept même de l’entreprise.

Le Club abandonne ses avantages comparatifs les uns après les autres. Il s’expose à la concurrence directe de ses imitateurs qui prospèrent dans le secteur des clubs, et celle, inatteignable, de l’hôtellerie de luxe. Paradoxalement son marché originel, son sol dur, connaît une expansion potentielle sans précédent.

Dans cette société nouvelle où le repli sur soi, l’individualisme et le mal vivre ensemble sont devenues des valeurs sociales admises, les contradictions apparentes abondent.

Là, où l’on dit que l'homme s’enferme, et vit devant ses écrans (TV, smart phone, tablette, ordinateur portable ou fixe…), on omet de préciser que c’est toujours pour mieux communiquer avec les autres. Le SMS un mode épistolaire universel : "T où" est le sésame de toutes relations amicales ou intimes. Facebook est devenu un enfant du Club Méditerranée.

"Ce besoin universel de la libération de l’Etre" que désirait Gérard Blitz, l’inventeur du Club, ne s’arrête pas brutalement le temps des vacances. Bien au contraire, il s’agit de transcender par de réelles rencontres ces passions tissées sur la toile.

La marque Club Méditerranée véhiculait dans le conscient collectif, y compris chez ceux qui ne l’avaient jamais pratiqué, des valeurs de partage, de fête, de rencontre, de joie pour un prix sans surprise. Club Med a tout fait pour le faire oublier.

Le luxe et la convivialité sont par nature des notions opposées

Aujourd’hui deux camps et deux conceptions survalorisent le Club pour prendre en main son destin. Le Club n’est pas mort mais il agonise lentement comme une baleine échouée entre deux mondes.

Il n’y aura pas d’homme ni de marché suffisamment providentiel, fut-ce la Chine, pour réanimer la machine à bonheur. La marque est une valeur, une survaleur de l’entreprise si elle est employée à ce pourquoi elle a été inventée.

Un seul Club pour deux visions c’est trop. En luttant inlassablement contre sa nature pour s’en imposer une autre, l’entreprise au trident est devenue schizophrène. Deux conceptions du bonheur s’affrontent, inconciliables. Le luxe et la convivialité sont par nature des notions opposées, condamnées à se séparer. Leurs clientèles aussi.

Si le monument des Villages de vacances s’affaiblit, disparaît ou abandonne son marché historique européen, un concurrent surgira. Ce n’est pas une utopie, mais une hypothèse possible tant le marché potentiel de la formule "Club" est considérable.

La demande pour les vacances à bon prix (à budget contraint), connait une croissance régulière en Europe et en France, en atteste le succès grandissant des campings et de l’hôtellerie économique de plein air, portés par la crise.

Et tant qu’une offre adaptée à ce segment sera insuffisamment développée, cette croissance ne profitera qu'à des concurrents de la marque au Trident et à ses imitateurs, mauvaises copies, qui déprécient depuis des années l’image et la réputation de la formule Club originale.

Une filiale "Low cost", une bonne nouvelle ?

Le développement d’une filiale "Low cost" du Club, telle que l’étaient Aquarius en France et Valtur en Italie, pourrait répondre à tous ceux qui veulent prendre des vacances de proximité avec un budget serré.

Et serait une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent être rassurés sur la pérennité d’une histoire et d’une légende ancrées dans une culture française et méditerranéenne.

Singulièrement, ces "Villages en Méditerranée" à l’hébergement simplifié, aux frais de structures réduits, capables de financer et de développer leur activité avec les fonds récupérés de leur exploitation, accompagnés de quelques grands anciens G.O possédants le savoir et l’histoire, pourraient être suffisants pour une renaissance de la formule magique originelle, revisitée.

Et un équilibre plus probable pour l’existant Club Med une fois débarrassé des villages qui se révèlent insuffisamment positionnés ou rentables dans le segment concurrentiel du luxe.

Alors, et uniquement dans ce cas, les clients et les G.O pourront s’y retrouver.

Dirigeants et actionnaires aussi.

Aujourd’hui, les faits sont simples et faciles à mettre en œuvre :

Le Club doit revenir à ses fondamentaux, réinventer sa convivialité et réapprendre à se faire aimer par tous et parler à tous, quel que soit le niveau social.

C’est une marque qui peut se décliner sur tous les segments du loisir. Avec des villages des plus qualitatifs aux plus simples et familiaux, où l’on tourne les pages du livre de ses vacances, et l’on fusionne avec intensité les désirs et les plaisirs de ses journées, de ses nuits et de ses soirées festives et élégantes.

Où l’on déambule au fil des jours de son séjour, dans les ateliers, les expositions, les causeries, les tablées, les apéritifs, tissant dans la fréquentation des groupes ses intimes apartés.

Le Club a encore des soutiens, des amis, des clients, en France, en Europe, dans le monde entier. Il doit leur faire confiance pour repartir.

A l’heure des réseaux sociaux, de la relation humaine retrouvée et de l’envie de créer ensemble, le Club Méditerranée est resté une idée moderne et révolutionnaire. Il doit croire en son histoire pour écrire le futur.

👍 lifou06, globe et 4 autres6

Il y a tellement de choses vraies dans cet article !

Après une petite recheche, on découvre que c'est Marc Tombez qui l'a rédigé. 30 ans de Club Med, ses débuts sous l'ére Trigano. On comprend mieux...

Il n'empêche, je suis de son avis.

👍 Mamina, nouch30 et Mathieu273

oui c 'e st de MARC TOMBEZ .

Quelques mots sur l’auteur

Presque trente ans de carrière au Club méditerranée : G.O Village, Chef de Village, appelé au siège de la Bourse en 1978, Marc Tombez contribue à la croissance du Club qui se développe à cette époque à un rythme de huit villages par an.

Délégué de la Direction des Opérations dans le secteur Amérique du Nord, il assiste aux côtés de Serge Trigano à l’introduction en bourse de New York de la filiale Club Med Inc et sa montée en puissance aux Etats Unis.

Membre du Comité Exécutif du Groupe CLUB MED, il sera en charge de la Direction de la formation consacrée à la mise en place des nouveaux standards internationaux.

Devenu Directeur Général de la filiale italienne VALTUR domiciliée à Rome, il gère 49 villages de vacances dans le sud de l’Italie Sicile, Calabre, Pouilles et Sardaigne et à l’étranger. Dès 1991, il met en place avec Royal Air Maroc, une ligne régulière et de charters au départ de Milan et Rome.

En 1997, il quitte le Club suite au changement de gouvernance (Philippe Bourguignon remplace Serge Trigano).

De 2000 à 2002, Marc Tombez est Directeur général Pierre et Vacances Italie, il y développe 10 000 lits de résidence de tourisme pour l’entreprise de Gérard Brémond.

De 2003 à 2005 il est le Directeur Général du Développement de la Société CHATEAUFORM fondée par Jacques Horovitz, leader en France de l’hôtellerie spécialisée dans les séminaires d’Entreprise.

Depuis 2007, il est le Secrétaire Général de GEO PLC, société spécialisée dans le Conseil en valorisation d’Actions d’Economie d’Energie, propose à ses clients de financer les travaux de rénovations énergétiques au travers des dispositifs mis en place par l’Etat (CEE, CDI, PTZ...).

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