Au Maroc, l’impact contrasté du séisme sur le tourisme
Presque aucun établissement n’a fermé à Marrakech. En revanche, un grand nombre de maisons d’hôtes et d’auberges sont à l’arrêt dans la région.
S’il reconnaît avoir vécu « trois jours compliqués » après le séisme, survenu vendredi 8 septembre et qui a fait près de 3 000 morts et plus de 5 600 blessés, selon un dernier bilan officiel, Hamid Bentahar, le président de la confédération nationale du tourisme au Maroc, également directeur des opérations du groupe Accor dans le royaume, se veut rassurant : « Les annulations n’ont pas été aussi nombreuses qu’on le craignait et les avions qui atterrissent à Marrakech sont pleins. »
Un soulagement partagé par le secrétaire général de l’association régionale de l’industrie hôtelière, Mustapha Amalik, également propriétaire d’un boutique-hôtel de quarante chambres. « Aucune annulation, seulement des reports », précise-t-il, ajoutant que l’aéroport tourne à plein régime avec « plus de quatre cents vols par semaine ».
Même constat au Club Med de la Palmeraie, un poids lourd du secteur avec trois cents chambres. « Notre taux d’occupation a baissé de quatre points sur les quatre premières semaines d’octobre, mais les deux tiers des annulations sont des reports », relève Thierry Orsoni, le directeur de la communication et des relations institutionnelles du groupe.
Aucun hôtel fermé à Marrakech
Situé à une centaine de kilomètres de l’épicentre, Marrakech n’a été que très partiellement touché par le tremblement de terre. Les autorités ont relevé dix-huit décès et les dégâts, limités, sont circonscrits à l’ancienne médina. « C’est surtout dans cette zone, qui abrite beaucoup de riads, que les annulations ont été les plus importantes », souligne Samuel Roure. Le président de l’association des maisons d’hôtes de Marrakech, Essaouira et Ouarzazate, qui réunit 2 000 établissements, chiffre le taux d’annulation « entre 40 et 50 % » en septembre et prévoit « 25 % » pour octobre et novembre, même s’il dénombre très peu de fermetures : « Les dégâts sont restreints, l’impact est surtout économique. Les clients préfèrent attendre avant de se décider à venir. »
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